Association loi 1901 fondée en 1921

Doyenne des associations de Radioamateurs de France

Pour nous contacter :

Siège social:
25 rue des iris
76610 LE HAVRE

mail : contact@shtsf.com

Vous pouvez afficher chaque photo du site en grand en cliquant dessus

Posted in Non classé by F4FWH. 1 Comment

Gilbert REBOURS

La SHTSF a le triste privilège de vous faire part du décès de l’un de ses plus anciens membres.

Gilbert Rebours, nous a quitté le 23 avril dernier à l’age de 60 ans.

Gilbert adepte du 27 Mhz était arrivé au club par le biais de son père ami de notre ancien président Charles Pranlt F6AXI

Malgrès ses problèmes de santé, Gilbert avait progressé dans la technique radioamateur et avait notamment réalisé des petits montages électronique (alimentation récepteur etc…).

 

Il était présent à toutes les assemblées générales du club et prenait plaisir à participer au repas du midi.

C’était aussi pour lui l’occasion de renouveller son adhésion et ainsi de montrer son attachement aux autres.

Il était fier d’arborer son indicatif de SWL : F11HLO figurant sur sa carte de membre actif de la SHTSF (N°258).

Il arrive que le sort s’acharne sur certains d’entre nous, Gilbert avait été très affecté par la disparition prématurée de son épouse.

Ses amis du club sont venus l’accompagner pour son départ pour le monde des « silent key » le jeudi 3 mai 2012.

Notre amitié à sa famille, et à ses amis.

 

 

Posted in Vie du club by f1bgi. No Comments

F6KOH / ATV

Reprise de l’activité ATV, après de longs mois de sommeil. Remise en état de matériels, câblage fonctionnel réalisé, et quelques images en 1.2 ghz ont été échangés avec Raymond F4EKY et Daniel F1BQ, F6KOH/ATV étant piloté par OLIVIER F4BTS. Dans les prochaines semaines nous allons nous consacrer au 2.4 ghz, et préparer quelques équipements pour le portable, ainsi que la réception des images en numérique. L’équipe ATV est constituée de F4BTS, F4EKY, F1ACQ, F4FWH, F1CNB.

SKED avec Billy F0GJE / 6W1RD

Billy, F0GJE, nous informe qu’il profitera de ses vacances au Sénégal, pour faire de la radio en utilisant son indicatif sénégalais 6W1RD.

Voici le message original qu’il nous a transmis :

« Je profite de l’occasion d’être en vacances au Sénégal pour faire un peu de radio.

Je serai actif sur bandes décamétriques du vendredi 6 au dimanche 8 et éventuellement les jours suivants.

J’utiliserai mon indicatif perso qui est 6W1RD et étant en portable dans une autre région  ce sera 6W1RD/PORTABLE 7 ( la région de THIES )

Pour information je vous fait part des heures et fréquences de trafic

VENDREDI 06 AVRIL

  • Sur 7.060 en LSB à partir de 20H TU
  • Sur 14.210 en USB à partir de 23H TU

SAMEDI 07 avril

  • Sur 21.200 en USB à partir de 11H TU
  • Sur 14.175 en USB à partir de 15H TU
  • Sur 14.010 en CW à partir de 18H TU
  • Sur 7.080 en USB à partir de 21H TU

DIMANCHE 08 Avril

  • Sur 14.120 en USB à partir de 06H TU
  • Sur 21.260 en USB à partir de 09H TU
  • Sur 28.700 en USB à partir de 12H TU
  • Sur 18.100 en USB à partir de 15H TU

Bien entendu tout dépendra aussi de la progation et de la motivation de l’OM HI HI !!

J’essaierais d’activer l’ile de Gorée en AF 45

Conditions de trafic, TS 50  100W FD4 et dipôle supplémentaire pour le 15m

J’espère à très bientôt sur les ondes et amitié à tous

73 de Billy

F0GJE    6W1RD »

A noter donc sur vos tablettes !

Posted in Vie du club by F4FWH. No Comments

MISE EN VALEUR DU BENEVOLAT

A l’initiative du Conseil Général de Seine Maritime, les associations du département, ont été mises en valeur,  par l’attribution du diplôme du Bénévolat76, à un membre méritant de chaque club.

La SHSTF avait choisi Vivien F4FWH, un des plus jeunes radioamateurs du club, pour recevoir cette distinction.  Dynamique et productif, notre ami assure: la gestion technique du présent site, anime le samedi un atelier sur les microprocesseurs ,  surveille de près notre digipiteur APRS,  au passage prend le micro lors des concours, et  participe aux activités ATV.

 En dehors de la SHTSF, comme il lui reste pas mal de temps…. Nous le retrouvons au sein de l’ADRASEC76, ainsi que dans la commission informatique de la Fédération Nationale, et dans la refonte du portail web de la FNRASEC.

Mr Gérard HEUZE, Vice-président du Conseil Général  de Seine-Maritime, remettant le diplôme à Vivien,  a rendu hommage au travers de cet OM à tous les membres de notre club,  pour leur  dynamisme, et le partage de notre passion.

Il y a bientôt un siècle, le Titanic

Il fait nuit, une nuit claire et glaciale d’Avril, nous sommes à deux ans de la première déflagration mondiale. Un navire avance vers l’Ouest dans l’ Atlantique nord, propulsé par ses puissantes machines de 45 000 CV.

A son bord, des immigrants, des secondes classes et bien entendu le gratin de la haute société anglo-saxonne.  A la tête de ce que l’on a appelé le Léviathan des mers, un commandant à la veille de sa retraite au passé brillant mais controversé.

Dehors il fait froid et noir, à bord il fait bon et la gaité est de mise, celle des 3 ème classe en quête d’un monde meilleur plein de promesses, celle des ponts supérieurs qui font la fête en vue de l’arrivée prochaine à New-York. Le bateau est illuminé. Quelque part dans l’Atlantique un morceau de glacier détaché de la terre flotte vers le sud. La rencontre des deux sera fatale à la folie des hommes et bientôt le nom de ce navire crépitera dans toutes les salles de rédaction : Le TITANIC, nous sommes le 14 Avril 1912 …

Revenons un peu en arrière pour savoir comment on en est arrivé là. Il faut replacer les choses dans leur contexte de l’époque, le décollage économique des États-Unis a commencé, ce pays a besoin de main d’œuvre déjà qualifiée et devient le miroir aux alouettes pour une grande quantité de pauvres gens vivant misérablement dans leur pays d’origine et dont l’Amérique est le salut. Mais l’Amérique, c’est loin et pour y aller on ne connaît que les bateaux, alors on va en construire de plus en plus dans la vieille Europe , des bateaux de plus en plus rapides, de plus en plus grands et de mieux en mieux équipés. Il est à noter que quand les  U.S.A décidèrent de mettre un frein à leur politique d’immigration, le trafic Nord Atlantique diminua sérieusement en matière passagers, période qui inaugura aussi le voyage aérien.

Bien entendu, il n’y a pas que les immigrants, il y a aussi les gens qui commencent à commercer entre le nouveau et l’ancien continent et le courrier qui s’ensuit. Bref, sur l’Atlantique Nord se croisent beaucoup de navires dans les deux sens, Europe-Amérique et vice-versa, ne perdez pas de vue ce détail, il aura son importance dans quelques lignes. Bien entendu des fortunes colossales se battissent , la Cunard’s, la White Star en Angleterre pour les plus connues, la Compagnie Générale Maritime des frères Pereire en France tire bien son épingle du jeu et l’Allemagne n’est pas en reste avec ses paquebots rapides. Chacun essaie de tirer la couverture à soi en améliorant le service et la qualité à bord.

Les navires de cette époque fonctionnaient à la vapeur produite par des chaudières haute pression qui animait des machines à pistons alternatifs. Je vous ferai grâce des détails techniques qui ne nous avanceraient pas dans notre propos. Une chaudière, c’est de l’eau et de la chauffe, au début du XXème siècle cette fonction était dévolue au charbon. Il faut bien avoir aussi en tête ce deuxième détail. Le charbon demande beaucoup de main-d’œuvre payée misérablement, taillable et corvéable. Il suffit de se rappeler de Jules Durand dans notre ville deux années avant qui avait pris le parti de ces pauvres hères rejetés de tous et considérés comme la lie de la société.

Un bateau, c’est une coque en acier constituée de plaques assemblées par des rivets chauffés à blanc sur lesquels tapent des riveteurs avec des outils pneumatiques dès cette époque, pour assurer la jonction des tôles. Ces derniers, dans l’échelle sociale , ne sont pas plus élevés que les charbonniers. Donc les compagnies européennes font construire des navires dans des chantiers navals avec des  exigences de rentabilité certaines. Cela appelle des conflits sociaux, surtout de la part de ceux qui n’ont rien à perdre. L’Angleterre victorienne est secouée de beaucoup de ces luttes ouvrières, il s’ensuit des retards dans la fabrication des aciers et déjà à cette époque, la déclassification des éléments de construction existait en ne respectant pas les cahiers des charges à la lettre.

Bref, dans ce contexte, en 1907 la White Star Line avec à sa tête Mr Bruce Ismay et Lord James Pirrie président des chantiers navals de Belfast Harland et Wolff, décident de construire trois sisters ships qui seraient l’ Olympic, le Titanic et le  re-baptisé Britannic, la terminaison IC étant la marque de propriété de la White Star. Une fois opérationnel l’ Olympic eut un accident de mer qui nécessita son retour pour réparation à Belfast et retarda d’autant le lancement du Titanic et accéléra la cadence de  montage amenant les fournisseurs à approvisionner des produits défectueux. Enfin , le Titanic est lancé, c’est une belle unité possédant un luxe d’équipement pour l’époque et des innovations techniques les plus récentes, rapide, assez manœuvrable et esthétique. Il va partir pour sa croisière inaugurale et arrive à avoir, non sans mal, du charbon suite à une grève des mineurs. Nous sommes en Avril 1912.

Il part de Southampton avec ses passagers, passe par la France en face de Cherbourg, en rade foraine car le port ne pouvait  le recevoir à quai, il fit route vers l’Irlande pour rendre à Queenstown ses derniers passagers. Ils sont 1324 et 889 membres d’équipage. Si l’équipage est au complet ils ne sont qu’en gros qu’une moitié de la capacité passagers qui peut aller jusqu’à 2435.

Dans l’équipage, il y a deux « anomalies » ; l’orchestre qui n’appartient pas à la compagnie ( pour l’anecdote sordide, après le naufrage, le repreneur de la White Star fit parvenir aux veuves des musiciens une note réclamant le coût du costume perdu …) et les opérateurs radio qui appartiennent à la société Marconi qui les met à disposition, moyennant finance, de la compagnie.

Laissons là notre navire aller vers son funeste destin à 22 nœuds (environ 42 kms/h). Cette catastrophe est gravée dans les mémoires mais au printemps 1914 le «  Empress of Irland » coulait dans le Saint Laurent avec 1012 disparus dont 840 passagers. La plus grande tragédie maritime de tous les temps étant le torpillage par le sous-marin soviétique S13 du paquebot allemand Whilem Gustloff le 30 janvier 1945 entrainant dans la mort 9343 personnes fuyant la guerre dont environ 4000 enfants….

Après cet aparté revenons au Titanic en particulier à ces opérateurs radio de chez Marconi. La TSF ( Télégraphie Sans Fil) n’est pas nouvelle sur les paquebots , le premier navire marchand équipé de TSF de chez Téléfunken était allemand, en 1900, le Kaiser Wihlem der Grosse ( l’Empereur Guillaume le Grand). En 1912 il faut savoir que sur 23217 navires immatriculés et en service seuls 1000 dont 400 anglais étaient équipés de la radio qui avait déjà fait ses preuves dans le sauvetage des rescapés d’un naufrage. Mais souvent cet appareillage était utilisé par les passagers à des fins non maritimes, les liaisons armateur-navire étaient réduites à la portion congrue souvent gratuite si utilisant peu de mots mais devenant payante au dessus d’un certain seuil. Il n’existait pas non plus de règle bien définies sur le mode de fonctionnement des émetteurs.

Mais qui dit TSF dit électricité, le Titanic n’est pas en reste dans le domaine. Le courant fourni par les quatre génératrices de 400 Kw chacune était du 100 volts continu sous 16 000 A, un seul fil d’alimentation, le retour par la coque. Beaucoup d’appareillage électrique sur ce navire tant du point de vue navigation ( treuils, pompes, ventilation, grues etc…) que pour le confort des passagers ( ascenseurs, chauffage, piscine, sauna etc…), l’éclairage aussi tant du point de vue passagers que de l’infrastructure était à ampoules de dernière génération.

Le courant continu a l’inconvénient sur l’alternatif de ne pas pouvoir utiliser de transformateur tel quel, d’où de fortes sections de câbles avec des sous-stations après le tableau de distribution général, en tout 320 kms de ficelles en tous genres, on rajoute à cela un réseau téléphonique à la disposition des passagers de 1ère classe mais curieusement sans liaison entre la passerelle et le local radio, et enfin la TSF.

Le local et le matériel sont la propriété du Titanic donc de la White Star, mais les opérateurs comme dit plus haut dépendent de la Sté Marconi, le local radio est proche de la passerelle (sans y être reliée par aucun moyen acoustique), et des quartiers des officiers sur le pont des embarcations. Ce local se divisait en une salle radio où se trouvait le matériel de manipulation et celui de contrôle ainsi que les horloges, une chambre de repos pour les opérateurs et le local technique de l’émetteur principal alimenté par le 100 volts ainsi qu’un émetteur de secours sur batterie.

Cet émetteur Marconi était un modèle rotatif à étincelles dit à ondes amorties de 5  Kw de puissance, alimenté par un alternateur de 300 volts sous 60 périodes lui même entrainé par un moteur à c.c. en 100 volts, tension du bord. Sa conception avait amené à capitonner la pièce d’émission pour étouffer le bruit des étincelles et à l’isoler électriquement pour limiter les interférences entre la réception et l’émission. Ce générateur de porteuse, par  couplage de condensateurs, allait de 300 à 600 m. de longueur d’onde ( 1 MHz à 500 Khz). Cet émetteur principal était relié bien entendu à une antenne prise entre les mâts hauts d’une soixantaine de mètres et distants de 180 mètres environ, constituée de quatre câbles en bronze traité au silicium. Cette antenne permettait tant  la réception que l’émission des messages, messages des passagers et messages professionnels maritimes envoyés comme il se doit pour l’ époque, en Morse. Un câble reliait ces quatre lignes en leur milieu vers la cabine d’émission. La société Marconi certifiait que ce type d’émetteur couvrait 400 Kms de portée, mais, en réalité, il pouvait aller jusqu’à 600 kms de jour distance portée à près de 3000 kms de nuit, si les conditions météo étaient bonnes, ce que tout radioamateur connait. Comme toute station radio le Titanic avait son indicatif  MGY, le M signifiant l’appartenance à la société Marconi.

Devant ce matériel, ce jour fatidique, se trouvaient deux jeunes opérateurs  Mrs Philipps et Bride. Ces derniers transmettaient les messages du navire avec la Compagnie pour le commandant et avec la terre pour les passagers. Ils avaient en tant qu’employés de la société Marconi à assurer la maintenance du matériel et être capable d’envoyer et de recevoir à la cadence de 25 mots minute ce que Mr Philipps dépassait allègrement. Ils vivaient le rythme des officiers de bord tant que par le côté quart que celui des prestations hôtelières.

Il y eut une panne d’émetteur en fin de la journée du 12 avril ce qui obligea les opérateurs à réparer la nuit, pendant ce temps les messages des passagers s’accumulaient … En ce jour du 14 avril 1912 dans la matinée, le radio du Titanic reçut un premier message l’avertissant de la présence de glaces flottantes à une latitude très basse sur l’Atlantique à cette époque de l’année. Le navire avance vers New York, plusieurs messages préviennent de la multiplication des icebergs, toujours par radio. A 23 heures Mr Philipps remplace Mr Hyde qui termine son quart, les deux hommes sont exténués par leur manque de sommeil résultant de la panne et de l’émission à jet continu des messages, retardés par l’incident,  des passagers. Un  message est envoyé par le Californian vers le Titanic, toujours pour la même raison, mais ce bateau étant très proche il fût reçu très fort et très clair dans les oreilles fatiguées de Mr Philipps qui fit injonction au radio du Californian de se taire pour le laisser émettre les messages commerciaux des passagers vers Cape Race aux États-Unis Cette attitude n’a rien d’anormal en 1912 où rien n’est encore obligatoire pour mettre les informations maritimes prioritaires sur l’aspect mercantile et surtout pour cause financière, les messages privés rapportant beaucoup à la Sté Marconi, d’autant plus que plusieurs compagnies de TSF se partagent le trafic avec des comportements de « bandits » refusant souvent de faire suivre ou transmettre les messages des concurrents ( Pour ce faire une idée de cet état des lieux, imaginez la prévention routière et sa signalisation appartenant à des sociétés « libérales » privées qui ne tiraient «  la bourre » en refusant de communiquer les problèmes et dangers de circulation à d’autres personnes non adhérentes à leur système…).

Par 41′ 45° de latitude Nord et 50’14° de longitude Ouest le Titanic rencontre son destin blanc, froid, silencieux mais mortel. Il est près de minuit, après avoir constaté la blessure à mort de l’Orgueil des Hommes le commandant Smith et le concepteur du navire Andrews donnent l’ordre de l’envoi d’un CQD, il est 0 h 15 ce qui signifie pour les professionnels radio CQ = appel général réclamant l’attention de celui qui l’écoute, et D pour détresse. Ce message historique est le suivant :

«  Avons heurté iceberg, coulons rapidement, demandons aide. »

                   Comme je pense vous le savez, les rivets de fer et non d’acier fournis dans l’urgence ont cédé sous la pression de la glace faisant un pointillé de 60 mètres de petites voies d’eau sur  tribord  avant qui embarque des tonnes d’eau qui submergent les cloisons étanches (qui ne vont pas jusqu’en haut de la coque) des compartiments atteints. Le Carpathia  à 50 miles de là trouve étrange le brutal silence radio du Titanic, appelle Philipps et reçoit le CQD appuyé de «  Venez vite ! »

Le Carpathia sera le premier sur les lieux du naufrage. Pour l’anecdote un radioamateur New-Yorkais insomniaque nommé Sarnoff a suivi l’agonie du navire en direct et a prévenu la presse américaine. A bord, après l’incrédulité et la stupeur, c’est la panique, vous avez vu différents films traitant du sujet avec plus ou moins de sérieux.

En bas, à la machine, des marins vont sciemment se sacrifier    pour permettre l’équation :

Vapeur=>Machines=>Générateurs=>Électricité=>Radio

pas un n’en réchappera du Chef  au soutier …..

A 2 h 17 la fourniture électrique cesse, la radio s’arrête, le dernier message emploie pour la première fois sur ce navire le S.O.S. (pourtant reconnu depuis 1908 pour sa simplicité ; 3 points 3 traits 3 points, tant à la manipulation qu’à la reconnaissance.) «  SOS we are sinking! » «  Nous coulons »…..

Sur 2 223 personnes à bord, 1 517 vont disparaître dont 75 % des membres d’équipage. Mr Philipps est mort dans le naufrage ( de froid aux alentours d’un canot) Mr Bride est survivant et vécut jusqu’en 1956 en Ecosse où il s’éteignit âgé de 66 ans, il ne parla plus jamais du Titanic.

Que retenir de cette catastrophe, en premier lieu le manque de canots et leur remplissage,  il était courant à l’époque que le nombre d’embarcations de sauvetage soit inférieur au nombre de passagers, et le Titanic était dans la règle, les armateurs tablant sur l’intense trafic sur l’Atlantique Nord pour permettre un sauvetage rapide. Le commandant Smith décédé dans cette affaire, avait déjà eu des problèmes de discernements dans les décisions à prendre dans ses commandements précédents. Ensuite cette nuit sans lune et sans jumelles de vigie mystérieusement disparues lors de l’escale à Cherbourg. La trop grande vitesse du bâtiment dans un champ de glaces, vitesse quand même cohérente avec les dispositions de l’époque. La mauvaise décision de l’officier de quart, Mr Murdoch, d’abattre machine arrière toute et barre à bâbord ce qui retirait au navire toute sa manœuvrabilité résultant de sa   perte de vitesse sur son erre et l’empêchant de virer correctement, ou alors machines « arrière toute » et choc frontal qui aurait causé moins de dégâts que les 5 compartiments noyés alors que la flottabilité n’était assurée qu’avec 4  submergés. Voir le Stockolm contre l’Andréa-Doria dans les années ’50, et on peut encore épiloguer, cela ne le fera pas revenir à la surface. Un dernier détail, la rupture proue-poupe, l’effet de cisaillement eut lieu à l’emplacement du grand escalier, corps creux dans la structure, ce fût aussi un immense défi technologique dans la réalisation de la salle à manger de « Normandie ». Imaginez aussi lors de la descente de la proue  que tout ce qui n’était pas tenu à la coque est descendu vers l’avant, vaisselle, vivres, matériel divers et varié ainsi qu’une chaudière non tenue sur ses rails dans un fracas assourdissant, le même phénomène a été aussi constaté lors du chavirement du paquebot Costa il y a quelques semaines autant de projectiles pour les personnes restées à bord non évacuées …

Quelles conclusions après cette catastrophe au niveau de la TSF. La première,  la non-professionnalisation du métier d’opérateur par manque de règles précises et internationales de sécurité comme la veille radio, l’obligation à tout navire de posséder une TSF qui fonctionne 24 heures sur 24, un circuit autonome électrique pour la radio et l’obligation d’utiliser le SOS, reconnu le 3 novembre 1906 et officiel depuis le 1er juillet 1908 mais négligé par les opérateurs de chez Marconi en particulier qui préféraient garder le CQD de même que le dernier SOS restait non identifié par des opérateurs d’autres unités qui ne le connaissaient pas.

Il faut savoir qu’à New-York, il y a une plaque commémorative des radiotélégraphistes morts en mer où Mr Philpps figure en bonne place, et que tous les ans le 15 Avril à 2 heures 17 tous les radionavigants interrompent le trafic pendant 5 minutes à la mémoire de Jack Philipps surnommé «  Sparks » Étincelles à cause de sa grande rapidité de manipulation.

 

         Enfin, il faut se rappeler que sans la TSF le bilan en nombre de victimes aurait sûrement été beaucoup plus lourd.

Schéma de fonctionnement de l’émetteur du Titanic

 

La Salle de contrôle radio de dos Mr Bride

 

 

Les opérateurs radio Mrs Philipps et Bride

 

Remerciements à deux ouvrages en particulier, le premier «  Cantique pour la fin  d’un voyage » de Erik Fosnes Hansen qui relate la vie domestique du paquebot et «  Les Grands paquebots Disparus » de Robert D.Ballard et  Rick Archbold ainsi que l’incontournable Wikipédia pour certaines données techniques.

Le 17 Mars 2012

Photos tirées de Google images

R2D2

Championnat de France HF

Bonne participation de F6KOH, lors du championnat, grâce à F4ASK, F5JPG, F1CNB, F4FWH, aidés de Lineley et Sylvain.

Suite de la saga : Le bleu de la SHTSF

Le Bleu à la SHTSF (Et oui, encore…)

 

Les fêtes de fin d’année sont déjà derrière nous, les galettes des rois sont digérées, et les rois et les reines sont tirés. Peu à peu nous revenons à notre train-train habituel.

Lors de mes dernières divagations, nous avions un poste antique en cours, montage à faire sous la houlette de Maître Alain.

Avec nos bobines faites pour la réaction qui ressemblent à des toiles d’araignées, notre boite en bois,les cosses à souder,les éléments électroniques ( résistances, condos …) et le tube avec ses piles, le jeu consiste à souder tout cela sans se gourer en suivant le schéma fourni par prof.et à y apporter le soin nécessaire pour ne pas y revenir deux fois sinon gare !

En parlant de revenir il nous fallait trouver un C.V. non pas un Curriculum Vitae, maintenant, nous n’en avons plus besoin,  mais du fameux condensateur variable à récupérer sur un ancien poste muet destiné à la récupération…mais si ! Vous voyez bien le bouton que l’on tourne quand on veut changer de stations sur un poste, qui, lui, cause bouton qui est souvent le pendant symétrique de l’autre bouton, celui du volume.

 

Cet aparté m’amène à vous parler de l’autre grand composant électronique qui fourmille dans les montages qui nous concernent, je veux parler du ….

CONDENSATEUR

 

Vaste programme car une résistance est une résistance mais  des condensateurs ( condos dans l’intimité et pour les amis) il y en a une flopée.

Un condensateur à quoi ça sert ….. et bien ça sert à beaucoup de choses mais en gros ça sert à stocker du courant, si nous reprenons notre analogie hydraulique ça serait un grand réservoir rempli à coups de seaux d’eau qui laisserait, par un tuyau, écouler un filet d’eau régulier et constant mais il a aussi d’autres facettes, il sert à isoler 2 phases de courant qui sans lui feraient vinaigre, il a aussi pour job, en variant,  de permettre d’écouter de la radio, bref il y a beaucoup de costumes pour notre condensateur.

Qui n’a pas ouvert un jour un poste dit à transistors ( je le faisais beaucoup étant gamin tant et si bien que mon paternel m’avait interdit d’y mettre les doigts  ; un jour je reçus pour mon passage au Certificat, -et oui à l’époque on le passait en volontaire et pour les parents «  c’était déjà ça » – un superbe poste neuf Celar-Capte pour écouter Radio-Caroline et Radio London. Malgré l’interdit du père de famille ce fût plus fort que moi et le soir armé d’un tournevis j’ouvrais le « cul » de la bête pour trouver un mot : «  qu’est-ce que j’ai dit ! », on referme la chose en attendant des jours meilleurs….) je m’égare, je m’égare, donc en ouvrant un panneau arrière on tombe souvent nez à nez avec ce C.V. la première chose qui tombe sous le regard, cette espèce d’amas de plaques de métal coulissant  les uns dans les autres sous la démultiplication du bouton «  Stations » qui entraine aussi l’aiguille du cadran qui vous renseigne sur l’émetteur que vous écoutez. Près du transformateur d’alimentation, celui qui reçoit le jus de l’extérieur, vous trouverez vraisemblablement un gros pépère un peu étranglé d’un côté( le +) avec des signes sur le corps, c’est un électrochimique polarisé, ensuite en furetant de ci de là, vous trouverez des condos céramiques ressemblant à des gouttes) ,des céramiques disques qui  semblent être des bonbons mal sucés, des condos couleur aluminium puis des polarisés plus petits, la famille est vaste. Bon on referme le capot.

Pour celles et ceux qui ont eu l’indulgence de lire mes élucubrations sur le courant électrique, peut être se souviennent-ils de la bouteille de Leyde. Ce fût le premier condensateur connu en fonctionnement. Cette « bouteille »réalisée à la suite d’un projet mené à l’université de Leyde en Poméranie , d’où son nom, par un hollandais du nom de Musschenbroek ( à vos souhaits…) en 1746 accumule l’électricité.

Pour l’anecdote devant Louis XV une telle bouteille se déchargea au travers un cordon de 200 courtisans brusquement animés de la danse de Saint Guy.

Mais que diable se passe-t-il donc dans cet élément si curieux ?

En tout premier lieu un condensateur est constitué de deux conducteurs électriques très proches l’un de l’autre sans se toucher ; en gros,  deux plaques métalliques montés à quelques dixièmes de mm l’une de l’autre est un début de condensateur. Ces deux conducteurs sont appelés armatures et l’isolant les séparant est appelé diélectrique .

Ce diélectrique peut être aussi varié que l’air ( dans le cas de nos plaques plus haut), le carton, papier,mica, verre etc… le tout est  qu’il ne soit pas conducteur, mais sa composition entrera obligatoirement dans la capacité du condensateur.

Ah, j’oubliais, un condensateur accumule du courant, on dit qu’il a une capacité. Cette capacité est fonction de la surface des armatures ( la partie conductrice), si celles-ci sont des bandes de métal par exemple, la surface est L x l, ensuite on prend en compte la distance du diélectrique E ainsi que sa nature qui s’exprime par un coefficient K (permittivité), la capacité C est égale à la surface S divisée par l’écartement du diélectrique E factorisé du coefficient de ce diélectrique

 

                                   C = S  / E x K

 

                                                                              C.Q.F.D…..

 

On retiendra que plus la surface des armature est grande, plus la capacité sera importante, l’écartement et la nature du diélectrique assurant la tension d’isolement, en fait la tension ( ddp) admissible par notre condo avant de rendre l’âme et claquer.

Vous me direz, c’est  bien une capacité mais une capacité en quoi ?

L’unité est le Farad en hommage à Mr Faraday, anglais ( peut-être même écossais) qui a commencé sa vie en étant  secrétaire de Mr Davy, physicien à qui de nombreux mineurs doivent la vie grâce à l’invention de la lampe de sécurité et qui se remarqua dans ses travaux notoires sur l’électricité, mais on s’éloigne du sujet, ce Farad est une unité tellement grande qu’elle n’est utilisée qu’exceptionnellement dans les super-condensateurs. A notre humble utilisation nous nous contenterons des sous-multiples ( micro-farad, nano-farad, pico-farad). Si, comme moi vous avez des soucis de mémoire, repensez à l’alphabet m,n,p, chacun valant 1000 fois l’autre :

                        1 microfarad = 1 000 nanofarads

                        1 nanofarad =  1 000 picofarads

        donc        1 microfarad = 1 000 000 picofarads

 

Donc on a un condensateur, on sait en gros, comment il est fait, comment on calcule sa capacité et en quelles unités.

Et ça sert à quoi pour revenir à ma question du départ. Vous vous rappelez l’analogie avec l’hydraulique, les seaux et le tuyau, on s’en sert donc pour filtrer le courant dans les alimentations « basse tension » après le redressement pour « lisser » les ½ périodes qui sortent du pont de diodes. Comme il ne laisse pas passer le courant continu quand il est chargé, il sera donc utilisé en liaison entre deux étages électroniques bloquant le courant continu mais laissant passer la modulation alternative. On le retrouve aussi en découplage qui dérive à la masse des tensions alternatives qui n’ont rien à faire là, on utilise aussi son temps de charge pour retarder la tension appliquée, on parle alors de déphasage à tant de degrés et enfin associé à une self ( un bobinage) il déterminera la fréquence de ce circuit oscillant et on retrouve notre condensateur variable ( vous vous souvenez, le tas de lames les unes  pivotant dans les autres ) qui fera varier notre circuit oscillant pour permettre la détection des ondes radio pour faire court.

Un bon conseil si vous tripotez ou bidouillez près d’un CV, rentrez les lames sinon vous risquez de voir Prof. vous « fusiller »du regard avant d’autres propos,  car 2 lames en contact, plus de diélectrique, plus de condo et on cherche la panne …..De même que le jack bête au côté de celui de l’antenne du club n’est pas LA TERRE !!!!!! saperlipopette, mille sabords, sacré nom d’une pipe, c’est la tresse du câble, la TERRE c’est l’autre fiche femelle sur la rampe, à quoi  que ça sert qu’ Alain il se décarcasse !!!!!!

Notre brave condo fait suite à la résistance qui, elle aussi peut être variable, suivant les cas on parle de résistance variable, je sais ça coule de sens mais aussi de potentiomètre.

Mais c’est pas tout ça, puisque nous en sommes aux résistances vous vous souvenez des calculs pour les résistances qui se suivent à la queue leu leu ou qui sont en parallèle et là vous me voyez venir, pour les condos c’est la même chose sauf que c’est l’inverse, des résistances les unes derrière les autres s’additionnent , les unes à côté des autres de factorisent 1/R= 1/r1 + 1/r2 …., les condos qui se suivent se factorisent de la même façon 1/C= 1/c1 + 1/c2…..et toujours ces satanées fractions et leur dénominateur commun, le tout, bien entendu, dans la même unité sinon cela ne serait pas marrant. Les condos en parallèle s’additionnent car 3 réservoirs d’eau les uns à côté des autres alimentés par la même source auront un volume total plus grand .

Notre poste antique se monte, les bobines de réaction, les alimentations, 4.5 volts pour le filament et 3 X 9 volts soit 27 volts pour l’anode, on retrouve notre CV, les inters, les quelques composants, le tout s’installe sur des barrettes dans notre boîtier, la période des essais approche…

La vie au club s’anime autour de réunions «  bon-enfant » où la détente est de rigueur, l’AG s’est bien passée avec un nouveau Président et bureau l’occasion d’exposer des matériels réalisés au Club. Un autre grand moment l’exposition à Ouville l’Abbaye près de chez Claude qui pour cette occasion avait ouvert son sympathique et incroyable musée en portant la casquette du guide. J’ai eu la chance de voir l’atelier du maître des lieux, ou encore sa tanière, le seul mot est impressionnant.

Nous avons une nouvelle recrue au Club des Collectionneurs, Jean-Marc. Sans lui l’Association serait en manque, notre homme retraité au look un chouïa 68arde (j’en fais aussi partie ), en battle-dress a plus d’un arc à sa corde, il est « théatreux », ce qui veut dire qu’au niveau sonore, pas besoin d’ampli. C’est un candide ( mais qui ne l’est pas un jour) qui, devant les possibilités de réalisations du Club est comme un gosse dans un magasin de jouets.

Je le soupçonne d’être foncièrement bon, bons comme les gâteaux faits par Madame et qu’il apporte pour agrémenter notre pause-café. Il doit avoir une caverne d’ Ali Baba car, entr’autres, il a rapporté un « vétéran » datant de la 2ème Guerre Mondiale équipé de piles CIPEL 4.5 volts péremption …..1941, oui, vous avez bien vu 70 ans  après leur date d’expiration et bien 70 ans après, elles débitaient, pas grand chose mais elles débitaient, sans coulures et sans sulfate, pour des piles salines !Et vous me parlez de piles au lithium ! Est-ce que dans 70 ans elles donneront encore quelque chose ?

Notre quidam, soigneux à l’extrême dans ses réalisations mais un peu brouillon dans son approche, a sorti de sa besace un électrophone qui ne nous a pas rajeunis. Parfois il a ce regard du Chat Potté, bref un sympathique monument. Il va nous rejoindre en réparation, mais pour l’instant, nous peaufinons notre poste antique pour faire les essais sous l’œil du Maître.

Après nous parlerons du tube si vous le voulez bien mais entretemps  pour marquer le siècle je vous ferai un petit quelque chose sur le radio du Titanic, 14 avril 1912, un siècle avant le navire de Costa, mais cela est une autre histoire….

 

 

 

 

Petite curiosité

Trouvé sur un vide-grenier ce petit poste pas tout à fait comme les autres, après remise en état il fonctionne tout à fait correctement.

 

Vous pouvez l’écouter ici : 

                                    Fichier son Minidou MP3

F4 EN 4 MOIS !

F1BGI et VIANNEY

 

Adhérent au club depuis seulement, septembre 2011, VIANNEY vient de passer avec succès son examen  « F4″

A cette occasion, dimanche matin lors d’un petit déjeuner amélioré, offert par VIANNEY, notre trésorier F1BGI a félicité chaleureusement notre ami, (à droite sur la photo) pour sa réussite. Une fois les antennes montées, gageons que ce « F4 » sera mis à profit pour établir de nombreux et lointains contacts.