oct 08
20
Doyenne des associations de Radioamateurs de France
Siège social:
25 rue des iris
76610 LE HAVRE
mail : contact@shtsf.com
Vous pouvez afficher chaque photo du site en grand en cliquant dessus
Les Radioamateurs se livrent à longueur d’année à des expériences sur les antennes, ou de nouveaux montages pour les SHF, mais ce dimanche et en toute convivialité les OM du Havre se sont retrouvés autour de la traditionnelle galette des rois.
Le résultat de l’expérience a été positif puisqu’une quarantaine de personnes ont pu échanger durant deux heures et en direct sur des sujets très variés. Les conversations portaient sur l’organisation des prochains concours, la mise à niveau de notre relais ou la préparation de la prochaine expédition.
Bref, un super moment, une expérience comme tant d’autres, oui mais c’est aussi la manifestation du besoin de communiquer, partager et faire de nouveaux projets.

C’est par ce bel après-midi de samedi 14 janvier que s’est déroulé pour une petite dizaine de curieux ce deuxième atelier Hackerspace de l’année. Découverte et historique du projet arduino avec présentation de plusieurs modèles de platine ainsi qu’un petit robot en expérimentation par Vivien F4FWH.
De l’informatique, avec l’installation des logiciels nécessaires à l’utilisation et la programmation des petites platines ARDUINO, suite à ça , explications et tests de petits bouts de code sur le matériel.
Comme d’habitude, cet après-midi s’est passé dans la convivialité autour d’un café et les échanges d’idées furent riches et constructifs. C’est en fin de journée que nous nous sommes quittés la tête remplie par de nouveaux projets et de nouvelles idées.
Un grand merci à Vivien F4FWHpour la transmission de son savoir et son expérience.
« Le savoir ne vaut que s’il est partagé »
Olivier, F4BTS
jan 12
12
Pour la 2° séance, comme exposé aux participants lors de la mise en place de cet atelier au sein du radioclub, et afin d’attaquer dans le vif du sujet, nous commencerons Samedi 14 janvier à 14H à utiliser des platines de prototypages ARDUINO.

Au programme donc ce samedi :
Merci si vous n’êtiez pas présent lors de la première séance, et que vous souhaitez participer de prévenir par mail sur contact@shtsf.com
jan 12
7

Nous sommes, au Club, utilisateurs ou réparateurs de matériel dit « électronique ». Bien entendu ces appareils fonctionnent à l’électricité comme une gazinière fonctionne au gaz ou un poêle au fioul.
Dans notre génération, l’électricité est tellement devenue omniprésente que l’on n’ y fait plus du tout attention. Quoi de plus naturel en rentrant chez soi que de basculer le commutateur pour avoir instantanément de la lumière, que le chauffage géré par des « puces »assure une douce quiétude dans le logement, que le frigo et le congélo ronronnent du plaisir de nous conserver notre alimentation périssable. Une pression sur la télécommande et le poste télévision s’allume, on appuie sur un bouton et l’ordinateur se connecte au monde. Un peu soif ? Un verre d’eau sera puisé au robinet. Tous ces gestes sont automatiques et inconscients.
Maintenant regardons ce qui se passe, si, comme en décembre 1978 ( naissance de mon deuxième fils) il n’y avait plus de « jus » en France quelque chose ou quelqu’un ayant fait « descendre la vaisselle » :
Ce jour là, j’arrivais à Paris pour une semaine et je sortais du métro pour prendre un café salvateur après le « Le Havre-Paris ». A ma table, d’un coup, plus de lumière, plus de perco, plus de musique, un grand silence sans informations, puis un concert d’avertisseurs automobiles. On sort, interrogateurs, et on voit les feux tricolores éteints et une pagaille monstre. Des gens hébétés sortent de la bouche du métro proche en clignant des yeux au jour grandissant, ils reviennent de loin et expliquent qu’en dessous le métro est arrêté, que les gens sont dans le noir , qu’ils crient, que la remontée des voies jusqu’à une station se fait sous les ordres des agents de la R.A.T.P. ….
J’arrive chez mon employeur de l’époque au Quai d’Orsay, du silence et des cris, je sais, c’est très oxymore mais il n’y avait pas de machines ( le silence) et des salariés bloqués dans les ascenseurs qui commencent à hurler leur impatience( les cris) : (Mais où est cette foutue manivelle de sécurité et ces procédures de descente ?) Au sous-sol ce n’est pas mieux, ça grouille, les informaticiens courent dans tous les sens dans l’éclairage de secours pour maintenir le « parc batterie » qui bosse déjà depuis une heure et qui n’en demandait pas tant. Bien entendu, pas de lumière et il faut être courageux dans les toilettes ou chanter fort. Pas de téléphone et bien entendu des gens qui courent partout ! Au Havre, à la clinique du Petit Colmoulins, le groupe n’est affecté qu’aux urgences et ma femme reçoit ses soins à la lampe torche. Ah, j’oubliais, à Paris, pas d’eau, pas de WC…..
Cela rentrera dans l’ordre par étape dans la journée car notre réseau électrique national par maillage solidaire peut supporter quelques soucis mais pas « ça » et il reste lourd à relancer après une panne générale.
Je ne parlerais pas des pannes au États-Unis dont la plus connue, celle de New York, provoqua 9 mois plus tard un babyboom, par lequel à toute chose malheur est bon.
Tout cela pour dire que l’électricité occupe une place prépondérante dans notre vie moderne jusque dans des recoins les plus obscurs ; beaucoup de châteaux d’eau sont remplacés par un système hydraulique alimenté par des pompes sur-presseuses et clapets de décharges, plus de jus, plus d’eau alors qu’avant la gravité faisait son boulot…
L’électricité disponible à profusion, c’est récent. Il n’y a pas tellement d’années, en 110 volts l’équipement après compteur se limitait à un sectionneur à couteaux, une tabatière avec 3 ou 4 plombs, une ou deux prises bipolaires et deux points lumineux par pièce et puis c’était à peu près tout. L’électroménager était rare et réservé à des connaisseurs, les courses se faisaient journellement aux commerçants du coin pour atterrir dans la glacière ou le garde-manger. Donc nous sommes une civilisation liée à l’électricité. L’ écrivain Barjavel dans « Ravages » imagine que l’électricité, sous toute ses formes, a disparu, plus de « phénomènes électriques », la Fée Électricité était repartie chez elle. Il s’ensuit le chaos très préjudiciable à la société humaine.
Tiens, au fait en passant en parlant de l’électricité qui nous intéresse, savez-vous qu’elle n’a pas de formule, l’eau c’est H2O, un corps quelconque a sa formule chimique mais l’électricité est un « phénomène », un mouvement des particules, curieux n’est-il pas ?
Dans les lignes qui vont suivre, je vais péniblement essayer de vous apporter mon approche candide de ce « phénomène »pour, non pas faire un docte cours sur l’électricité, j’en serai bien incapable, mais essayer, du haut de mon perchoir, de vous montrer une électricité plus accessible et plus humaine afin qu’à la fin de ma péroraison vous ayez une autre image du « jus »,de la « sauce », bref de l’électricité.
Commençons par le commencement, électricité, ça veut dire quoi ? Cela vient du grec à l’époque où ils n’avaient pas encore de dette. Cela signifiait en gros « ambre jaune ». Pourquoi me direz-vous ? Parce que l’ambre jaune une fois frottée attirait certains objets par électricité statique, comme frotter une règle en plastique sur une manche de pull en laine créé une attraction sur des petits bouts de papier ( vous vous souvenez à l’école…).
De l’antiquité, il faut attendre le 17 ème siècle pour quelque chose bouge avec un anglais William Gilbert qui forge le mot électricité par opposition au magnétisme et de faire un bref inventaire des choses qui, par frottement, peuvent produire de l’électricité statique. Au 18 ème siècle, un français du nom de Charles François de Cisternay après avoir appris à faire de l’électricité statique , observe des charges positives et négatives. Mr Coulomb met de l’ordre dans tout ça avec un ensemble de traités sur le magnétisme et l’électricité et il en résulte pour la première fois des lois physiques sur l’électricité.
A partir de là les choses s’accélèrent.
Aux États-Unis Benjamin Franklin et son cerf volant apparentent les orages à de l’électricité.
En Italie, à la suite des travaux de Galvani, Volta en disséquant des grenouilles avec des écarteurs de métaux différents( zinc et cuivre) qui étaient en contact avec la masse musculaire des pauvres animaux, provoque des crispations découlant du phénomène d’électrocution. A l’appui de ce fait il invente la « pile » qui comme son nom l’indique est un empilage de disques des métaux différents cités plus haut entre lesquels une solution saumurée imprégnée dans un tissu produit une réaction chimique fournissant du courant.
On peut dire que la première évidence d’une électricité utilisable et stockable était en chemin.
En aparté et pour rejoindre mes premiers propos, la BBC World-line nous a donné sur la chaine 2 de la télévision française une expérience où des habitants volontaires d’un petit village méridional, en automne, subissaient pendant la période d’une semaine une vie sans électricité à la joie de certains et au stress d’autres. Plus d’appareils ménagers, plus d’eau chaude,de chauffage, les courses à faire au jour le jour la salle de bains sans lumière, plus de postes, d’ordinateurs, de téléphone portable etc… Cinq minutes après la coupure, le silence ! C’est comme dans cette pièce américaine des années ’60 ayant déjà ce thème, l’acteur dit : »J’ai peur! ».
Bon revenons à nos moutons, pardon à nos grenouilles. Une pile fournissant de l’électricité est arrivée sur Terre. Ohm est encore loin mais un dénommé Ampère André-Marie de son prénom, impose le socle des premières lois sur l’Électrodynamique.
Un détail non négligeable en passant qui relie électricité statique et dynamique. Au milieu du 18 ème siècle à Leyde un professeur d’Université appelé Mussenchenbrock présentait la concrétisation d’un « Accumulateur l’Électricité Statique » qui s’avéra être l’ancêtre du condensateur ( dont je vous entretiendrai dans mes prochains délires du Bleu) en stockant l’électricité. Pour l’anecdote, devant Louis XV à Versailles une de ces bouteilles de Leyde fût déchargée au travers d’un cordon de 200 courtisans provoquant chez eux un choc électrique spectaculaire.
Mais revenons à notre ami Volta, l’électricité était produite chimiquement, c’est lourd, ça sent, c’est dangereux en manipulations et peu pratique alors on cherche….on cherche à faire du courant autrement.
C’est là qu’arrive non pas Zorro mais Zénoble Gramme. Un Belge comme Hercule Poirot, qui de profession était menuisier, curieux et inventif. Il pratique son métier dans plusieurs industries liées peu ou prou à la « Force Électrique ». Il croise au passage la bobine d’induction de Ruhmkorff dans une fabrique de matériel.
Il dépose différentes licences pour des lampes à arc et en 1868 il dépose le brevet de la première dynamo à courant continu. Chassé de son pays par la guerre de 1870 il arrive en France et s’associe avec l’industriel Hippolyte Fontaine. Ensemble il développent la réversibilité de la dynamo la transformant en moteur électrique plus puissant que ceux de l’ époque, surtout des curiosités de laboratoire. Les bases industrielles du courant électrique étaient posées : la production et l’utilisation de la force électrique par des machines. Pour l’anecdote toujours, leur premier gros client fût la maison Christofle.
On traverse l’Atlantique et Thomas Edison présente en 1879 sa réalisation la plus connue : la lampe à incandescence destinée en premier lieu à l’éclairage public, mais en courant continu avec tous ses inconvénients de transport.
Toujours aux États-Unis, en 1882 le physicien Nikola Tesla conçoit l’alternateur triphasé, au même moment en France Lucien Gaulard invente le transformateur. Ces deux dernières découvertes permettent le transport du courant par élévation de la tension( donc moins de pertes) sur de plus grandes distances.
La bagarre entre la Sté Edison titulaire du monopole de l’éclairage public aux USA mais en courant continu et la Sté Westinghouse détentrice des brevets et avantages du courant alternatif fût chaude mais c’est l’A.C. (courant alternatif) qui s’imposa aux States.
En France la première centrale hydroélectrique voit le jour en 1879 à Saint-Moritz, la « Houille Blanche » est en route.
En 1883, toujours en France, on découvre les premières lignes électriques et en 1889 une ligne de 14 kms relie, dans la Creuse, la centrale de la cascade des Jarauds à la commune de Bourganeuf.
L’essor électrique devient alors fulgurant, d’abord dans l’industrie, puis dans les communes, les transports et enfin dans les foyers domestiques.
Ça y est, la boucle est bouclée, le courant arrive chez Mr ou Mme Toutlemonde, par la lumière en premier et remplace les lampes à gaz et leurs manchons ou les lampes à pétrole ou Pigeon, ensuite viendra la TSF chez les plus fortunés puis les machines électroménagères en produits dits « bruns » ou « blancs » avec pour finir les appareils informatiques….
Mais ça, c’est une autre histoire…..
Un merci tout particulier pour les costumes au Nouveau Littré, au Petit Robert, à mes cours du CEFI des Aubrais et pour les décors à Wikipédia.
jan 12
3
déc 11
31
déc 11
24
déc 11
17
Il n’est pas toujours facile de lire la valeur d’une diode zener, le marquage étant quelquefois effacé.
De plus, avant de réaliser un montage et surtout lorsque l’on utilise du matériel de récupération, il est bon de vérifier le fonctionnement de chaque composant.
Je voulais que le testeur soit le plus universel possible, c’est pourquoi j’ai opté pour une tension de 150 Volts.
Malheureusement, les transfos délivrant une telle tension sont généralement de taille imposante et ne s’imposent pas pour ce type de réalisation.
Je suis donc parti d’un petit transfo moulé de 2 x 15 Volts, suivi d’une chaine de multiplicateurs pour arriver à une tension à vide de plus de 200 Volts.
J’ai ajouté une résistance bleeder de 15000 Ohms pour charger l’ensemble et redescendre la tension à 150 Volts
Une résistance série d’un Méga Ohms alimente la zener à tester.
Un multimètre numérique indique avec suffisament de précision la tension régulée par la diode.
Voir ci-dessous les photos de la réalisation :
Le boitier percé et la platine réalisée
Le montage de la platine dans le boitier et la fabrication des pattes de fixation rapide
Le câblage est terminé
Essai concluant, la diode zener de 75 Volts affiche 77.6 Volts (différence normal due aux tolérances des composants )