Décès de notre ami Michel Pioche

Michel 1

 

Michel est arrivé à la Société Havraise de TSF en septembre 2010

Nous nous étions rencontrés quelques jours auparavant au forum des associations organisé par la ville du Havre.

Il s’intégra très vite dans notre petite équipe, et suivit  avec intérêt et régularité la formation à la restauration des postes de radio anciens.

Il avait toujours avec lui sa mallette  d’outils bien rangés et un petit stock de composants qu’il n’hésitait pas à partager avec les copains.

Début 2015, notre souci de partage aboutira à la création d’un site Web ou Michel se révéla comme rédacteur.

Sa plume atypique, ou s’entremêlent histoire et humour nous valurent une augmentation de la fréquentation.

De l’humour, il n’en manquait pas, allant jusqu’à se donner le sobriquet de R2D2 pour plagier les Radioamateurs du club.

Sa soif d’apprendre, lui permit de progresser dans la technique, il équipa un poste des années 50 en modulation de fréquence dont il était très fier.

Parallèlement, ce passionné de musique et de Hifi réalisa deux amplificateurs, un mono puis un stéréo,  allant même jusqu’à concevoir le châssis.

C’est durant cette période que le couple déménagea pour Malicorne afin de se rapprocher de leurs enfants.

Mais Michel était resté membre actif du club, il nous retrouvait un lundi par mois, et nous complétions nos échanges par mails.

Toujours prêt à rendre service, nous avons apprécié son aide pour préparer les budgets du club, merci Michel, les subventions sont arrivées !

Au revoir Michel, les copains pensent à toi !

Alain – F1BGI

 

Gérard F4ETA :

Message personnel à un ami,

Tu es parti trop tôt, Michel, mais j’ai eu la chance et le privilège de te connaître.

Nos routes se sont croisées à l’atelier des rétros actifs où ta présence déjà

nous manquait depuis ton déménagement auprès de ta famille.

Que de bons moments partagés, ton humour, tes anecdotes, tes grandes connaissances,

ta soif de savoir, tes écritures à thème, tout cela qu’est ce que ça va nous manquer!

J’ai cotoyé comme toi beaucoup de gens soi-disant importants mais tu étais très

nettement au dessus par ton amitié et ton charisme.

Condoléances à la famille.

Gérard

 

Hervé F0GNU :

Tu es parti trop tôt Michel, ton coté débonnaire, d’un abord facile et convivial cachait l’homme courageux et volontaire ; car se remettre à la technique à plus de 50 ans n’est pas facile.

Tu savais expliquer la TSF aux débutants avec ton approche et tes mots au néophyte que j’étais.

Tu vas nous manquer, ainsi qu’à ton épouse et tes deux fils à qui j’adresse toute mon amitié.

Hervé

 

Michel Gailland :

Michel,

Je revois Michel arrivant au club en short, avec une chemise fantaisie, le sourire aux lèvres portant une grosse caisse à outils. C’était notre rayon de soleil car d’emblée, il mettait de l’ambiance au sein du petit groupe besogneux penché sur ses travaux de restauration ; en nous narrant ses dernières aventures souvent administratives, mettant l’accent là où il faut pour provoquer un rire général, « et tout ça sans la moindre petite bière » comme il aimait à rappeler les propos du père d’Achille Talon !

Pour soutenir son auditoire, Il plaçait des bons mots dans sa conversation, ressortant les dialogues des films qui nous sont chers. Combien de fois nous sommes-nous lancés dans le concours des phrases cultes des Tontons Flingueurs?  Concours qu’il gagnait la plupart du temps.

De sa retraite sarthoise, il donnait dans l’épistolaire, nous informant de l’état d’avancement de ses travaux électroniques, déviant sur ses états d’âme du moment, le tout mêlé de références culturelles dont il raffolait. Parfois, pris d’un coup de colère devant une panne récalcitrante,  il menaçait de tout arrêter « ce fichu engin va finir à la poubelle ! » ;  alors, Alain et moi, nous le remettions sur les rails, en le taquinant et ça finissait dans une franche rigolade !

J’espère qu’il a maintenant rejoint ses amis, Brassens, Pierre Dac, Pierre Desproges et combien d’autres…

Michel, s’il avait pu, avec son humour de circonstance, et à la manière d’Alphonse Allais  aurait placé cette phrase définitive : « Les amiches, je vous quitte sur un coup de tête… je sais, c’est un manque de savoir vivre! »

Michel

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